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| L'ancien président égyptien Hosni Moubarak quitte, sur une civière, le tribunal après son procès, le 2 janvier 2012 au Caire. (AFP) |
L’ancien président égyptien Hosni Moubarak, 84 ans, a été condamné samedi à la prison à vie pour meurtre de manifestants, a annoncé le président du tribunal dans son verdict. M. Moubarak est présent à l’audience, allongé sur une civière en raison de son état de santé. Il avait plaidé non-coupable.
L’audience du procès de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak s’était ouverte samedi matin. Le président du tribunal le juge Ahmed Rifaat a déclaré la séance ouverte peu après l’arrivé de M. Moubarak, 84 ans, allongé sur une civière. La peine capitale avait été requise contre l’ancien président, accusé de meurtre de manifestants et de corruption. M. Moubarak avait plaidé non-coupable.
Le magistrat a procédé à l’appel des prévenus, qui comprennent, outre le président déchu, ses deux fils Alaa et Gama, l’ancien ministre de l’Intérieur Habib el-Adli et six anciens hauts responsables de la sécurité. Un homme d’affaires, Hussein Salem, est jugé par contumace.
M. Moubarak, les bras croisés et portant des lunettes noires, a répondu «présent» depuis sa civière, installée dans un box grillagé. Le tribunal siège dans les locaux d’une école de police à la périphérie du Caire. La justice égyptienne doit annoncer si l’ancien président, contre qui la peine capitale a été requise, est reconnu coupable de la mort de près de 850 manifestants pendant le soulèvement populaire qui l’a renversé l’an dernier.
Premier dirigeant emporté par le Printemps arabe à comparaître en personne, M. Moubarak est jugé depuis le 3 août 2011.
Le président égyptien déchu Hosni Moubarak était arrivé samedi matin en hélicoptère au tribunal. Couché sur une civière, il a ensuite été transféré dans une ambulance pour être transporté à l’intérieur de la salle d’audience.
Les fils du président égyptien déchu Hosni Moubarak, Alaa et Gamal, sont arrivés un peu plus tôt au tribunal qui doit prononcer le verdict dans le procès où il sont jugés avec leur père, a indiqué l’agence officielle Mena. L’ancien ministre de l’Intérieur Habib el-Adli et six anciens hauts responsables des services de sécurité, eux aussi jugés, sont également arrivés à l’école de police où siège la cour, a ajouté l’agence.
L’ancien président est en détention provisoire dans un hôpital militaire proche du Caire. Le tribunal doit dire si l’ancien président est reconnu coupable de la mort de près de 850 manifestants pendant le soulèvement populaire qui l’a renversé l’an dernier.
M. Adli et ses six anciens collaborateurs sont jugés pour le même motif. Alaa et Gamal Moubarak sont poursuivis pour corruption, une inculpation qui pèse aussi sur leur père. L’audience se tient sous très haute sécurité. Des centaines de policiers anti émeutes et des blindés de l’armée entouraient le bâtiment pour prévenir les heurts qui se sont produits à plusieurs reprises devant le bâtiment entre pro et anti Moubarak.
Devant le tribunal, une vingtaine de membres des familles de victimes, venus d’Alexandrie, brandissaient des portraits de leurs «martyrs». «Exécution pour le fils de chien!», «Trente ans de torture et de meurtre de la jeunesse, il faut que le déchu soit exécuté», scandaient-ils.
Mais les familles disent ne pas avoir d’illusions sur l’issue du procès. «Je m’attends à un verdict humiliant» pour les proches des victimes, affirme ainsi Mustapha Morsi, dont le fils a été tué devant un poste de police le 28 janvier 2011, le jour le plus meurtrier du soulèvement. Oussama Maghazi, atteint à la main à Alexandrie, est venu avec une grande photo de lui blessé. «La comédie qui a précédé cette audience, tout le long du procès, n’inspire pas confiance», dit-il.
Premier dirigeant emporté par le Printemps arabe à comparaître en personne devant les juges, M. Moubarak est jugé depuis le 3 août 2011 par un tribunal installé dans une école de police de la périphérie du Caire, qui un jour a porté son nom.
Tout au long du procès, M. Moubarak est apparu couché sur une civière dans le box grillagé. Sa santé a fait l’objet de nombreuses spéculations: il souffrirait de problèmes cardiaques mais le ministère de la Santé a démenti qu’il ait un cancer, contrairement à ce qu’avait assuré son avocat.
Le verdict intervient entre les deux tours de l’élection présidentielle, la première depuis la chute de M. Moubarak. Le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi affrontera le dernier Premier ministre de M. Moubarak, Ahmad Chafiq, au second tour les 16 et 17 juin.
(AFP)